Islamisme

Deux Arabes musulmans parlent de la violence en islam

Au cours d’une série d'entretiens qui les conduisent des « Printemps arabes » au califat de Daech en passant par le message des textes fondateurs, la place de la femme et des arts en islam, Adonis, poète syrien et Houria Abdelouahed, psychanalyste, traductrice et auteure, expriment leur profonde tristesse et leur colère contre les causes de la « régression profonde » des sociétés arabes.

Hadiths authentiques sur l’apostasie

Dans sa « Sirat de l’Envoyé d’Allah », Ibn Ishâq écrit :

« L'Envoyé d'Allah (Mahomet) ordonna à ses généraux musulmans, avant la prise de la Mecque, de ne combattre que ceux qui les combattraient. Mais il exigea la mort de plusieurs personnes qu'il désigna nomément, dussent-elles avoir cherché refuge sous les voiles de la Ka'bah. Parmi elles figurait 'Abdullâh b. Sa'd, le frère des Banû 'Amir b Lu'ayy.

Les islamistes sont-ils victimes « d’épouvatables amalgames » ?

 

Il est parfaitement légitime de crier à l’injustice quand on est injustement traité et de dénoncer le mensonge quand les faits sont dénaturés. Mais le livre « Vaincre le totalitarisme islamique » que H. Ramadan attaque violemment dénature-t-il vraiment les faits à propos de l’islamisme et promeut-il un traitement injuste des musulmans ? (LT, 12.12.2016). Ces questions méritent examen.

Qu'a donc l'islam d'exceptionnel pour refuser la laïcité?

Dans deux articles récents, MM. Pierre Kunz et Hani Ramadan ont fait le procès d’une laïcité qui ne permet pas aux musulmans de vivre pleinement leur religion. A la suite de Pierre Manent dont il reprend les idées, M. Kunz nous recommande d’accepter et d’intégrer «les musulmans comme ils sont, avec leurs coutumes et leurs mœurs».

Les chrétiens iraquiens appellent au secours

Le Réseau évangélique suisse (SEA∙RES) est horrifié des rapports qui parviennent d’Iraq et en particulier de Mossoul, où les combattants de « l’Etat islamique » (EI) procèdent à un nettoyage religieux inouï. Ces actes constituent probablement des crimes contre l’humanité, a déclaré un peu plus tôt cette semaine Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU, très inquiet de ces développements.

Peut-on concilier liberté religieuse et paix sociale?

Comment comprendre les tensions actuelles autour des signes religieux ? Pourquoi les demandes que font certains musulmans au nom de la liberté religieuse suscitent des réactions alarmées de la part d’autres personnes qui, par ailleurs, regardent la liberté religieuse comme un fondement essentiel de notre société ?

Pour commencer d’élucider cette apparente contradiction, il faut s’intéresser à la compréhension que les uns et les autres ont de la liberté religieuse.

Le suicide, le martyre et le jihad dans le Coran, la théologie islamique et la société

« Quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué l'humanité entière. Et quiconque sauve une vie, c'est comme s'il sauvait l'humanité entière. » (Sourate 5:32).

L'islam cautionne-t-il la violence ? Ce verset de la 5° sourate du Coran, qui fait écho presque mot pour mot à des passages de la Mishna et du Talmud faisant référence à Israël, est fréquemment cité dans les récents débats autour des attentats-suicide dans l'islam. Est-il la preuve que l'islam interdit de tels attentats ? Les attentats-suicide perpétrés presque quotidiennement ces dernières années par des extrémistes qui se réclament de l'islam pour justifier leurs actes posent la question : l'islam est-il une religion intrinsèquement violente ou une religion de paix ? Les réponses des musulmans eux-mêmes à cette question divergent.

Lutte, effort et combat ou les différents sens du mot jihâd

Le Dr Makram Abbès est maître de conférence à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon. Ses travaux portent sur la philosophie morale et politique en Islam et plus particulièrement sur les thèmes de la guerre et du gouvernement. Dans le texte qui suit, l’auteur, qui s’inscrit dans le champ de la philosophie politique, montre comment, à l’avénement de l’Islam, la notion de guerre (Al harb) a pris un sens plus large rendu par le mot « jihâd ». Ce terme exprime à la fois une vision de l’existence humaine, en tant que lutte, et une éthique impliquant endurance, constance dans l’effort et perfectionnement de soi. Cette double détermination éthique et existentielle se trouve liée à une signification guerrière. Cependant, d’après l’auteur, une étude attentive des différents passages du Coran montre que la propagation de l’Islam n’est jamais subordonnée à la guerre et à l’activité militaire. Ce point de vue, qui est celui de savants musulmans modérés, n’est pas partagé par tous les étudiants de l’Islam.

Musulmans en France: quelles responsabilités pour les chrétiens?

Dans le cadre de la consultation qui a eu lieu les 9 et 10 février 2009 sur le thème ”La mission de l’Église dans une société multiculturelle”, nous avons animé un atelier sur ”Église et Islam : Musulmans en France”. Vu le temps qui nous était imparti, nous avons choisi de nous concentrer sur les musulmans originaires d’Afrique du Nord[1]. Nous nous sommes tout particulièrement intéressés à ce qu’on appelle ”la seconde génération”, cette catégorie de personnes qui fait parler d’elle d’une manière forte depuis les années 1980. Mais pour bien comprendre ce mouvement des beurs, il faut remonter aux années soixante et soixante-dix où toute une population nord-africaine s’est mise en marche vers la Métropole. Ajouter à cette vague d’immigration de la première heure, une autre vague lors de ces deux dernières décennies (1990-2000) due au terrorisme qui a poussé un bon nombre d’algériens à immigrer en France.

Etre femme aujourd'hui en Egypte

Dans les années récentes, la condition de la femme arabe est devenue le sujet de conversations inquiètes et passionnées en Occident. Il faut bien reconnaître que depuis que des mouvements islamistes violents prônent l’instauration d’un khalifat mondial, et que des prédicateurs salafistes militent pour l’application stricte de la charia dans un nombre croissant de domaines, le climat a changé dans les pays arabes comme dans les pays comptant un nombre important d’immigrants originaires de pays musulmans. Cet islam politisé et puritain réveille de vieilles peurs et les femmes qui se soumettent à ses expressions les plus sévères sont perçues comme la représentation d’une force hostile à la piété authentique et à la culture.

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