Laïcité et Etat de droit

Les islamistes sont-ils victimes « d’épouvatables amalgames » ?

 

Il est parfaitement légitime de crier à l’injustice quand on est injustement traité et de dénoncer le mensonge quand les faits sont dénaturés. Mais le livre « Vaincre le totalitarisme islamique » que H. Ramadan attaque violemment dénature-t-il vraiment les faits à propos de l’islamisme et promeut-il un traitement injuste des musulmans ? (LT, 12.12.2016). Ces questions méritent examen.

Qu'a donc l'islam d'exceptionnel pour refuser la laïcité?

Dans deux articles récents, MM. Pierre Kunz et Hani Ramadan ont fait le procès d’une laïcité qui ne permet pas aux musulmans de vivre pleinement leur religion. A la suite de Pierre Manent dont il reprend les idées, M. Kunz nous recommande d’accepter et d’intégrer «les musulmans comme ils sont, avec leurs coutumes et leurs mœurs».

Y a-t-il une bonne manière d'user de la "liberté d'expression"?

On sait depuis longtemps que la République est la religion de l’Etat français et que ses trois commandements fondamentaux sont inscrits au fronton de tous ses bâtiments publics. Lors de la grand-messe du 11 janvier, humoristes, artistes et hommes politiques nous ont donc exhortés, au nom de la République, à préserver et incarner «l’esprit Charlie» et à faire de la «pensée libre» une cause nationale. Ce fut un grand moment de «spiritualité républicaine» où il a surtout été question de «liberté» et de «fraternité».

Quel avenir pour l'Irak?

Les chrétiens d'Orient ont une histoire deux fois millénaire. Leur influence sur la culture arabe a été profonde jusqu'à aujourd'hui. Les épurations ethniques menées en Syrie et en Irak par l'Etat islamique pourraient annoncer la disparition de la présence chrétienne et la fin d'une certaine diversité culturelle dans cette région. Ce danger très réel ne peut rester sans réponse. Mais suffira-t-il de remporter une victoire militaire contre l'EI pour restaurer cette présence et cette diversité?

Les chrétiens iraquiens appellent au secours

Le Réseau évangélique suisse (SEA∙RES) est horrifié des rapports qui parviennent d’Iraq et en particulier de Mossoul, où les combattants de « l’Etat islamique » (EI) procèdent à un nettoyage religieux inouï. Ces actes constituent probablement des crimes contre l’humanité, a déclaré un peu plus tôt cette semaine Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU, très inquiet de ces développements.

Témoigner de sa foi à un musulman: possible sans offense inutile?

Le prophète Jésus a clairement ordonné à ses disciples d’annoncer sa Parole à tous les peuples de la terre. Il n’est donc pas concevable que ses disciples se taisent. Mais, à toutes les époques, les disciples de Jésus ont eu à éviter deux extrêmes : la timidité, qui peut paralyser le témoignage et l’arrogance, qui peut blesser la personne à qui est destiné ce témoignage. La nécessité de trouver et maintenir un équilibre entre ces deux extrêmes est d’autant plus importante que la situation des chrétiens actuellement persécutés en pays musulmans peut inciter certains chrétiens à adopter envers les musulmans vivant en Occident une attitude plus inspirée par la peur et le ressentiment que par la paix et la grâce. Le texte collectif[1] qui suit fait plusieurs recommandations de conduite dont chacun pourra librement s’inspirer dans ses relations avec voisins, collègues et amis musulmans.

Conviction et tolérance: comment assurer l'équilibre ?

Nos sociétés démocratiques ­défendent la liberté de conscience et d’expression. Jusqu’où celle-ci peut-elle aller? Plus que jamais, cette question est posée devant la montée en force d’intégrismes religieux ou culturels qui entendent s’imposer à tous par la contrainte, physique ou culturelle. A l’opposé, la liberté signifie-t-elle que toute appartenance à une institution dont les membres sont unis par une forte conviction commune est suspecte parce qu’exigeant de ceux-ci une adhésion entière? Comment s’articulent appartenance et citoyenneté, conviction et tolérance?

Le Printemps arabe et ses défis: un chrétien syrien donne son point de vue

Printemps Arabe Syrie

Nombreux sont les défis qui se présentent aux peuples arabes, aux chrétiens en particulier, en raison de ce qu’il est maintenant convenu d’appeler ‘le Printemps arabe’. Les chrétiens représentent environ cinq pour cent de la population arabe. Les quinze millions d’Arabes chrétiens vivent dans tous les pays du Proche-Orient, l’Eglise d’Egypte étant la plus grande de toutes. En tant que minorité ces chrétiens se sentent particulièrement vulnérables d’autant plus que leur loyauté est parfois mise en doute en raison des relations qu’ils entretiennent avec les anciennes puissances coloniales toujours considérées comme des pays chrétiens par les musulmans en général.

La méfiance envers l'islam est-elle dépourvue de cause?

Méfiance envers l'islam et causes

Pourquoi l’islam provoque-t-il de tels réflexes de méfiance? Depuis plus d’une trentaine d’années, l’Arabie saoudite, les Frères musulmans en Egypte et différents groupes musulmans pakistanais propagent une version dure de l’islam. Cet islam donne souvent de lui-même une image intolérante et violente. En Arabie saoudite, la Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice est connue pour ses interventions musclées contre ceux qui dérogent à la morale publique et ses traitements impitoyables contre ceux qui abandonnent l’islam pour une autre religion. Cette même intolérance se manifeste contre les intellectuels qui tentent une lecture différente du Coran ou remettent en question certains aspect du dogme.

Parfum de jasmin sur la place Tahrir

Printemps Arabe

« Ce qui arrive dans les pays arabes est un véritable miracle » ! Qu’Alain Finkielkraut, philosophe athée, s’exprime ainsi à propos du « printemps arabe », dit bien le caractère totalement imprévisible et stupéfiant des évènements qui ont secoué la Tunisie puis l’ensemble du Maghreb et du Moyen-Orient. Ce « prodige », relayé et magnifié par les médias, terrifie aujourd’hui d’autres chefs d’Etats arabes et préoccupe très sérieusement des pays proches comme l’Iran ou beaucoup plus éloignés comme la Russie et la Chine. En Europe, les images qui nous sont venues de téléphones portables, puis d’Al-Jazira, nous ont fait vivre en temps réel l’euphorie de ces révolutions. Mais qu’avons-nous vu ?

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