Islamisme, fondamentalisme et islam politique

Un complot juif contre le monde musulman? Hani Ramadan s'égare

Dans une récente opinion à propos de l’attentat du Thalys (LT du 01.09.2015), le directeur du Centre islamique de Genève, Hani Ramadan, adresse aux médias, parmi d’autres griefs, un reproche particulièrement grave: celui de cacher les vraies causes des malheurs qui frappent actuellement le monde arabo-musulman.

Les islamistes sont-ils victimes « d’épouvatables amalgames » ?

 

Il est parfaitement légitime de crier à l’injustice quand on est injustement traité et de dénoncer le mensonge quand les faits sont dénaturés. Mais le livre « Vaincre le totalitarisme islamique » que H. Ramadan attaque violemment dénature-t-il vraiment les faits à propos de l’islamisme et promeut-il un traitement injuste des musulmans ? (LT, 12.12.2016). Ces questions méritent examen.

L’islam, une forme ancienne de messianisme

Dans l’interview qu’il a donnée au Temps (LT 14.10.16), Olivier Roy a affirmé que le salafisme n’était pas le sas d’entrée du terrorisme. Les personnes qui se livrent à des attaques terroristes au nom de DAECH sont en réalité des voyous et des criminels que la loi doit sanctionner selon les méfaits qu’ils commettent.

Le prosélytisme musulman - Da'wah - en Afrique

Au cour des dernières années, l’Islam s’est rapidement propagé en Afrique. Comme dans bien d’autres pays, son expansion au Nigéria a été principalement soutenue par du personnel et des financements étrangers. Il y a une dizaine d’année, le Prof. Obiora Ike a donné l’interview suivant au « Institut für Islamfragen». Ses propos permettent de mieux comprendre dans quel contexte des groupes tels que Boko Haram sont nés et en quoi leurs actions actuelles sont l’expression d’un islam hégémonique et intolérant.

L'islam pratique-t-il la "mission" et la "conversion"?

Au cours des siècles passés, les musulmans ont accusé les missions chrétiennes d’ « acheter les conversions ». Cette accusation est encore très répandue aujourd’hui. Même si beaucoup de musulmans nient que l’Islam pratique la « mission », cela ne signifie pas que des efforts ne sont pas faits pour promouvoir l’Islam et forcer à la conversion. Tout d’abord, il y a,  en beaucoup d’endroits, des reliquats de la règle de la Dhimma, sorte de règle discriminatoire pour la tolérance des minorités religieuses qui, au cours des siècles de domination musulmane, a conduit les fidèles d’autres religions à la conversion.

Lutte, effort et combat ou les différents sens du mot jihâd

Le Dr Makram Abbès est maître de conférence à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon. Ses travaux portent sur la philosophie morale et politique en Islam et plus particulièrement sur les thèmes de la guerre et du gouvernement. Dans le texte qui suit, l’auteur, qui s’inscrit dans le champ de la philosophie politique, montre comment, à l’avénement de l’Islam, la notion de guerre (Al harb) a pris un sens plus large rendu par le mot « jihâd ». Ce terme exprime à la fois une vision de l’existence humaine, en tant que lutte, et une éthique impliquant endurance, constance dans l’effort et perfectionnement de soi. Cette double détermination éthique et existentielle se trouve liée à une signification guerrière. Cependant, d’après l’auteur, une étude attentive des différents passages du Coran montre que la propagation de l’Islam n’est jamais subordonnée à la guerre et à l’activité militaire. Ce point de vue, qui est celui de savants musulmans modérés, n’est pas partagé par tous les étudiants de l’Islam.

Conviction et tolérance: peut-on faire sans?

En réponse aux menaces que des groupes islamistes et salafistes font peser sur certains pays d’Europe, des groupes d’insurrection « chrétiens » se constituent en secret et s’entraînent pour « combattre la prise du territoire par les musulmans ». Bien qu’irréductiblement opposés, ces deux types de groupes se ressemblent comme des frères jumeaux et ont au moins deux caractéristiques en commun : ils haïssent la démocratie et défendent le droit exclusif de leur "religion" à prendre le contrôle d’aires géographiques déterminées.

Fondamentalisme islamique: raisons théologiques et historiques

Fondamentalisme islamique

Le nombre d’attentats commis au nom de convictions religieuses dans le monde ne cesse d’augmenter. Il s’avère que leurs auteurs ne sont pas toujours des illuminés pour lesquels le recours à l’extrémisme est le seul moyen d’exister dans la société. Leur engagement est fondé sur une théologie qui tire sa force aussi bien de textes coraniques que de l’histoire musulmane, à commencer par la vie de Mohammad. Après examen de la notion de jihad dans la théologie classique et fondamentaliste, l’auteur propose une présentation qui se veut objective des raisons théologiques et historiques du jihad, avant d’inviter le lecteur à ne pas céder à la tentation de voir derrière tout musulman un fondamentaliste potentiel et d’encourager à un dialogue vrai, sincère et porteur avec le musulman, notre prochain.

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