Intégration

« Lettre ouverte aux musulmans européens en ce temps de Ramadan »

 

Chers amis musulmans,

Je me permets de vous adresser, en cette période de Ramadan, les quelques réflexions qui suivent.

Avec des millions de vos « frères », vous aspirez à gagner la faveur d’Allah par votre piété. Et en ce mois de jeûne, vous renouvellerez votre engagement à suivre fidèlement les enseignements de votre religion.

Parlons de malaise à l’égard de l’islam plutôt que d’islamophobie

Récemment, le responsable du département arabophone de la BBC a refusé d’employer le terme « terroriste » à propos des auteurs de l’attentat contre Charlie Hebdo. Selon lui, ce mot n’a jamais été clairement défini, malgré les nombreuses tentatives des Nations Unies, et le concept de « terrorisme » est politiquement trop connoté.

Ce souci louable d’employer des termes exacts plutôt que des mots « fourre tout » devrait également s’appliquer au concept d’ « islamophobie ». Outre que ce mot est employé pour désigner une multitude de pratiques et d’idées, il a l’inconvénient d’énoncer un jugement.

Les islamistes sont-ils victimes « d’épouvatables amalgames » ?

 

Il est parfaitement légitime de crier à l’injustice quand on est injustement traité et de dénoncer le mensonge quand les faits sont dénaturés. Mais le livre « Vaincre le totalitarisme islamique » que H. Ramadan attaque violemment dénature-t-il vraiment les faits à propos de l’islamisme et promeut-il un traitement injuste des musulmans ? (LT, 12.12.2016). Ces questions méritent examen.

Peut-on concilier liberté religieuse et paix sociale?

Comment comprendre les tensions actuelles autour des signes religieux ? Pourquoi les demandes que font certains musulmans au nom de la liberté religieuse suscitent des réactions alarmées de la part d’autres personnes qui, par ailleurs, regardent la liberté religieuse comme un fondement essentiel de notre société ?

Pour commencer d’élucider cette apparente contradiction, il faut s’intéresser à la compréhension que les uns et les autres ont de la liberté religieuse.

Musulmans en France: quelles responsabilités pour les chrétiens?

Dans le cadre de la consultation qui a eu lieu les 9 et 10 février 2009 sur le thème ”La mission de l’Église dans une société multiculturelle”, nous avons animé un atelier sur ”Église et Islam : Musulmans en France”. Vu le temps qui nous était imparti, nous avons choisi de nous concentrer sur les musulmans originaires d’Afrique du Nord[1]. Nous nous sommes tout particulièrement intéressés à ce qu’on appelle ”la seconde génération”, cette catégorie de personnes qui fait parler d’elle d’une manière forte depuis les années 1980. Mais pour bien comprendre ce mouvement des beurs, il faut remonter aux années soixante et soixante-dix où toute une population nord-africaine s’est mise en marche vers la Métropole. Ajouter à cette vague d’immigration de la première heure, une autre vague lors de ces deux dernières décennies (1990-2000) due au terrorisme qui a poussé un bon nombre d’algériens à immigrer en France.

Muhammad et le Coran: une question d'honneur ou d'histoire?

Muhammad et le Coran

Depuis l’affaire des Versets sataniques de Salman Rushdie, le monde musulman réagit régulièrement aux atteintes à l’honneur de Muhammad. Dans un Occident qui tend à séparer pouvoir religieux et pouvoir politique, et qui fait de la critique libre de toute autorité ou dogme un aspect fondamental de ses démocraties, les proportions que prennent ces réactions sont difficilement compréhensibles.Il est donc urgent de revenir sur la relation que les musulmans entretiennent avec leur prophète. Pour eux, il est le modèle insurpassable, l’homme dont ils admirent tous les aspects de la personne et dont les enseignements, consignés dans le Coran, concluent et jugent toute révélation antérieure. Toute attaque contre Muhammad ou le Coran est donc immédiatement perçue comme le type d’agression le plus grave qu’ils puissent subir.

La spiritualité a-t-elle un rôle à jouer dans la vie publique?

Dans un article récent, (Des millions d'individus réduits à une étiquette: 'musulman'", Le Temps, 6.9.2011), Stéphane Lathion a mis en évidence deux conséquences désastreuses des attentats du 11 septembre 2001. En Europe, non seulement on assiste au repli identitaire de certains musulmans en réponse aux discours malveillants et exclusifs des partis de droite dure, mais le regard posé sur eux tend à ne rien voir sinon leur religion. Comment résister à ce mouvement de polarisation malsain et continuer d’affirmer qu’il est possible de vivre ensemble ? A ce problème, Stéphane Lathion suggère une solution : ne plus parler d’islam et de musulmans. Si cet appel à ne pas réduire les personnes à leur religion est pertinent, le moyen d’y parvenir le paraît moins.
 

Peur ou confiance face au monde?

Apocalypse Coran
 Une apocalypse sans Dieu ?
Rendus anxieux par les événements du 11 septembre 2001 et le krach boursier de ces dernières années, nous baignons dans une atmosphère de peur. Cette croyance en une sorte d’apocalypse sans Dieu, qui oriente fortement les occidentaux vers un repli sur eux-mêmes, les pousse à la recherche presque panique de leur propre sécurité. Cette illusion peut temporairement donner l’impression que nous avons empêché le mal de s’introduire, mais à moyen terme, elle est contre productive par rapport au projet de Dieu. C’est ce que nous tâcherons d’illustrer dans les lignes qui suivent.

La peur comme ferment politique : quelles causes et quelles conséquences?

Politique de la peur

 Depuis près de 10 ans, ChristNet s’engage pour que l’amour du prochain soit manifesté au niveau politique et dans la société. L’amour du prochain est le commandement primordial du Nouveau Testament. L’engagement en faveur des plus faibles, pour qui Dieu se préoccupe particulièrement, traverse comme un fil rouge l’Ancien et le Nouveau Testament. Chez ChristNet, nous approfondissons nos réflexions et tentons de les mettre en pratique, d’où notre slogan : «L’amour du prochain : réfléchir, s’engager.»

 Exposé donné par Markus Meury lors de la ConférenceChristNet 2010 « Gouverner par la peur ou par l’espérance ? ».

Terry Jones, prophète incompris ou provocateur irresponsable?

Musulman en occident
Terry Jones menace toujours de brûler le coran dans son Eglise en souvenir des victimes du 11 septembre 2001. Que le général américain David Petraeus redoute les conséquences de cet acte pour les soldats américains en opération en Afghanistan ou qu’Hilary Clinton qualifie cette idée de « détestable, provocatrice, irrespectueuse, intolérante », ne prouve pas de manière définitive que le pasteur Terry Jones soit un dangereux illuminé. Bien des prophètes bibliques ont porté leur message ou accompli leurs actions symboliques malgré le mépris des leaders religieux et politiques de leur temps, exposés aux calomnies des uns et aux agressions des autres. Un certains nombre d’entre eux ont même payé de leur vie le refus de faire entendre un message plus conciliant. Et pourtant, ils avaient raison contre tous !

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