Christian Bibollet

« Lettre ouverte aux musulmans européens en ce temps de Ramadan »

 

Chers amis musulmans,

Je me permets de vous adresser, en cette période de Ramadan, les quelques réflexions qui suivent.

Avec des millions de vos « frères », vous aspirez à gagner la faveur d’Allah par votre piété. Et en ce mois de jeûne, vous renouvellerez votre engagement à suivre fidèlement les enseignements de votre religion.

Un complot juif contre le monde musulman? Hani Ramadan s'égare

Dans une récente opinion à propos de l’attentat du Thalys (LT du 01.09.2015), le directeur du Centre islamique de Genève, Hani Ramadan, adresse aux médias, parmi d’autres griefs, un reproche particulièrement grave: celui de cacher les vraies causes des malheurs qui frappent actuellement le monde arabo-musulman.

Bible et Coran : deux livres, deux messages ?

Face à l’irruption quasi quotidienne de la violence djihadiste dans les médias, face aux récents attentats commis au nom du « Prophète », beaucoup se demandent quel rapport ont ces actes avec l’islam. La réponse communément donnée par les autorités religieuses musulmanes est qu’ils n’en ont pas. Mais une telle affirmation soutient-elle l’examen ? C’est justement ce que nous voudrions vérifier en comparant Coran et Bible sur plusieurs points fondamentaux.

Parlons de malaise à l’égard de l’islam plutôt que d’islamophobie

Récemment, le responsable du département arabophone de la BBC a refusé d’employer le terme « terroriste » à propos des auteurs de l’attentat contre Charlie Hebdo. Selon lui, ce mot n’a jamais été clairement défini, malgré les nombreuses tentatives des Nations Unies, et le concept de « terrorisme » est politiquement trop connoté.

Ce souci louable d’employer des termes exacts plutôt que des mots « fourre tout » devrait également s’appliquer au concept d’ « islamophobie ». Outre que ce mot est employé pour désigner une multitude de pratiques et d’idées, il a l’inconvénient d’énoncer un jugement.

« Sam et Salem », une BD à contre-courant

Peut-on parler de relations entre musulmans et chrétiens sans que des extrémistes de tous bords s’emparent du débat et dressent une communauté de foi contre l’autre ? Oui, répond en substance Jôli, l’auteur de cette BD, à condition de privilégier l’amitié sur la défense d’idéologies rigides et d’accepter de rire un peu de soi-même. A découvrir !

Les islamistes sont-ils victimes « d’épouvatables amalgames » ?

 

Il est parfaitement légitime de crier à l’injustice quand on est injustement traité et de dénoncer le mensonge quand les faits sont dénaturés. Mais le livre « Vaincre le totalitarisme islamique » que H. Ramadan attaque violemment dénature-t-il vraiment les faits à propos de l’islamisme et promeut-il un traitement injuste des musulmans ? (LT, 12.12.2016). Ces questions méritent examen.

L’islam, une forme ancienne de messianisme

Dans l’interview qu’il a donnée au Temps (LT 14.10.16), Olivier Roy a affirmé que le salafisme n’était pas le sas d’entrée du terrorisme. Les personnes qui se livrent à des attaques terroristes au nom de DAECH sont en réalité des voyous et des criminels que la loi doit sanctionner selon les méfaits qu’ils commettent.

Qu'a donc l'islam d'exceptionnel pour refuser la laïcité?

Dans deux articles récents, MM. Pierre Kunz et Hani Ramadan ont fait le procès d’une laïcité qui ne permet pas aux musulmans de vivre pleinement leur religion. A la suite de Pierre Manent dont il reprend les idées, M. Kunz nous recommande d’accepter et d’intégrer «les musulmans comme ils sont, avec leurs coutumes et leurs mœurs».

Y a-t-il une bonne manière d'user de la "liberté d'expression"?

On sait depuis longtemps que la République est la religion de l’Etat français et que ses trois commandements fondamentaux sont inscrits au fronton de tous ses bâtiments publics. Lors de la grand-messe du 11 janvier, humoristes, artistes et hommes politiques nous ont donc exhortés, au nom de la République, à préserver et incarner «l’esprit Charlie» et à faire de la «pensée libre» une cause nationale. Ce fut un grand moment de «spiritualité républicaine» où il a surtout été question de «liberté» et de «fraternité».

Quel avenir pour l'Irak?

Les chrétiens d'Orient ont une histoire deux fois millénaire. Leur influence sur la culture arabe a été profonde jusqu'à aujourd'hui. Les épurations ethniques menées en Syrie et en Irak par l'Etat islamique pourraient annoncer la disparition de la présence chrétienne et la fin d'une certaine diversité culturelle dans cette région. Ce danger très réel ne peut rester sans réponse. Mais suffira-t-il de remporter une victoire militaire contre l'EI pour restaurer cette présence et cette diversité?

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