Poème à la mémoire des victimes de DAECH

Honte à vous qui servez l’ogre insatiable qui, déjà, a dévoré vos âmes !

Honte à vous qui croyez servir votre dieu en assassinant, brûlant, décapitant, spoliant, tous ceux qui n’adhèrent pas à votre crédo ténébreux.

Honte à vous qui vous servez d’enfants pour commettre vos crimes !

Honte à vous qui offrez en sacrifice vos propres enfants à l’ogre à qui vous avez vendu vos âmes.

 

Sachez qu’il y a encore dans le monde, partout dans le monde, des hommes et des femmes qui ne vous craignent pas.

Sachez qu’il y a encore dans le monde, partout dans le monde, des hommes et des femmes prêts à mourir pour leurs convictions

 

Honte à vous qui servez un démon dont l’impuissance à construire une société libre et bonne a déjà été maintes fois démontrée.

Honte à vous qui vous servez de toutes les ressources imaginées en un monde autre que le vôtre avec l’intention d’anéantir ce monde même.

Honte à vous dont la violence et la barbarie sans cesse renouvelées crient aux quatre coins du monde votre totale impuissance à comprendre la réalité humaine et à concevoir un monde juste.

 

Sachez qu’il y a encore dans le monde des hommes et des femmes qui ont la foi et comprennent quelle spirale infernale est en train de vous engloutir.

Sachez qu’il y a encore dans le monde des hommes et des femmes qui continueront à proclamer la liberté qu’ils ont trouvée dans la foi au ressuscité !

 

Tuez ces hommes et ces femmes de foi !

Tuez-en 10, il s’en lèvera 100 !

Tuez-en 100, il s’en lèvera 10 000 !

Tuez-en 100 000, et certains de ceux qui sont actuellement dans vos rangs se retourneront contre vous pour vous juger de votre folie meurtrière.

 

« L’alliance avec la mort que vous avez conclue sera anéantie et votre pacte fait avec le séjour des morts ne subsistera pas. Quand le flot débordant déferlera, il vous écrasera.

Aussi souvent qu’il passera, il vous emportera, car il repassera matin après matin, de jour comme de nuit. Ce sera la terreur que d’en comprendre le message.

Vous serez comme un homme dont le lit est trop court pour pouvoir s’y étendre et dont la couverture est beaucoup trop étroite pour qu’il s’y enveloppe ... »

« Malheur à toi, dévastateur, qui n’as pas été dévasté ! Malheur à toi, le traître qui n’a jamais été trahi ! Quand tu auras fini de dévaster, tu seras dévasté. Quand tu auras achevé de trahir, tu seras toi aussi trahi. » (Esaie 28.18-20 et 33.1)

 

Paroles des hommes qui se souviennent